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Mise à jour le Feb 18, 2018
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Comment évaluer la douleur chez mon enfant ?

Il est important avant tout de lutter contre les idées reçues. L'enfant n'a pas une perception moins aigue de la douleur que l'adulte. Il souffre même parfois de manière plus intense.

Dès le quatrème mois in utero, il fabrique des neuromédiateurs et possède à la naissance l'ensemble des récepteurs de la douleurs. En revanche l'immaturité des sytèmes de contrôle (systèmes médullaires, centraux et les endorphines) l'empêche d'inhiber ou de contrôler les sensations douloureuses. Les enfants exprimant difficilement leur souffrance avant l'âge de cinq ans, il convient de ne pas banaliser une attitude de repli et de ne pas minimiser la douleur. 

 > Vos questions : 

  • Chez l'enfant : as-tu mal ? peux-tu me montrer sur un dessin ou tu as mal ? L'enfant crie t-il (douleur aigue) ? Est-il prostré, replié dans son lit, parlant peu (douleur chronique) ?
  • Chez le nourrisson : a-t-il des récations d'esquive lors du change (présence d'algies), son visage est-il crispé, est-il <<consolable>> ?

> Vos conseil :

  • Identifier les douleurs que l'on peut soulager à l'officine :

           – Les douleurs dentaires : elles sont généralement associées à une rhinite ou une otite, de la fièvre. La gencive est rouge. Baume gingival, anti-inflammatoires, paracétamol et anneau dentaires apaisent les symptômes.

          – Certains spasmes abdominaux : bien vérifier que la tétine est percée correctement, que l'enfant a bien effectué son rot (l'expulsion de gaz du tube digestif par la bouche) après le repas. Attention à la fermentation intestinale des sucres des laits maternisés. Surveiller également la régularité des selles. Certains enfants sont soulagés lorsqu'on leur masse le ventre.

          – En cas de chute, de traumatisme, appliquer une poche de glace. Soulager les ecchymoses (epanchement sanguin dans les tissus de la peau ou des organes, se traduisant par une tache de couleur variable violacée, jaune,...) avec une crème et des granules à l'arnica. Lors de brûlure, placer la zone brûlée sous l'eau froide pendant un long moment.

  • Orienter vers le médecin s'il s'agit de :

          – Migraines. Elles concerneraient près d'un enfant sur deux. Elles se traduisent par des nausées, vomissements, maux de ventre et de tête, des troubles visuels. L'enfant est pâle, a du mal à supporter la lumière, le bruit.

          – D'otites. L'enfant se frotte les oreilles, a de la fièvre.

          – de reflux gastro-oesophagien. Les remontées <<acides>> irritent l'oesophage et ont parfois un retentissement sur la sphère ORL (toux, fausses angines à répétition, bronchites). A cela s'ajoute une mauvaise prise alimentaire et des pleurs répétés au milieu de la nuit.

          – de coliques du nourrisson. Ces crises fréquentes jusqu'au sixième mois alternant calme et pleurs violents. Elles prédominent en fin d'après midi et la nuit. Elles nécessitent un examen complet.

  • Bien expliquer le traitement aux parents. Du fait de son immaturité hépatique, de son faible poids, l'enfant nécessite des dosages différents et des précautions d'usage notamment chez le nourrisson. Insister sur l'importance de prises réparties à heures fixes et systématisées sans attendre que la douleur réapparaisse. Attention, certains parents, au vu de la prescription, refusent d'administrer des médicaments qu'ils jugent trop forts. Rappelons qu'ils sont indispensables lors de pathologies bien précises. Enfin, conseiller des paroles rassurantes qui atténuent l'anxiété de l'enfant et des gestes doux (petits massages locaux, compresses tièdes).