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Quel laxatif conseiller face à une constipation ?

vous pouvez alors puiser dans la mine des spécialités laxatives pour soulager les patients. Le conseil doit être réservé aux constipations fonctionnelles, le plus souvent transitoires liées à un changement d'habitudes ou climat.

Vos question 

  • Depuis quand souffrez-vous de constipation ?
  • Avez-vous d'autres problèmes d'ordres digestif ?
  • Mangez-vous beaucoup de fruits, crudités et légumes verts ?
  • Etes-vous sujet(te) aux ballonnements ?

Votre conseil

  • Les laxatifs de lest :

– Ils sont représentés par les mucilages ( Régulax ) et les fibres alimentaires contenues dans le son ( Primeal,...) Leur mode d'action est purement mécanique : ils gonflent en présence d'eau et donc augmentent le volume des selles. Agissant en quelques heures, ils peuvent entraîner des ballonnements.

Contre-indications : enfants de moins de deux ans pour les mucilages, enfants de moins de huit ans pour les fibres de son, sténose du tube digestif, diverticule oesophagien, mégacolon.

  • Les laxatifs osmotiques : 

– Salins (Osmosine) ou sucrés (Duphalac, Lactulax, Transilac,...), ils attirent l'eau dans la lumière intestinale et hydratent ainsi les selles. Préférez cependant les laxatifs sucrés, moins purgatifs que les laxatifs salins, composés d'hydroxyde de magnésium. Dans tous les cas, compter 24 à 48 heures pour obtenir un effets, avec parfois la présence de météorisme abdominal et de diarrhée.

Principales contre-indications : colopathie inflammatoire pour le lactulax, enfants de moins de 12 ans et maladie inflammatoire du colon pour le magnésium.

  • Les laxatifs stimulants :

– Spécialités contenant des anthracénosides ( Contalax ), médicaments à base de bisacodyl, ces laxatifs sont dotés d'un double effet : sécrétion d'eau et d'électrolytes par la muqueuse intestinale et stimulation du péristaltisme. Mais prudence, ils sont irritants et ne doivent être conseillés que sur de courtes durées. En aucun cas, le traitement ne doit dépasser 10 jours. En effet, une utilisation prolongée peut conduire à la maladie des laxatifs (présence d'une diarrhée rebelle, abondante, alternant ou non avec des phases de constipation, accompagnées de coliques abdominales parfois violentes) entraînant une hypokaliémie

Contre-indications : colopathies organiques, syndromes occlusifs, enfants de moins de  ans, états de déshydratation.

  • Les laxatifs lubrifiants : 

– Huile de paraffine ou huile de vaseline (Lansoyl,...), ils ramollissent le contenu intestinal et lubrifiant des parois. Leur principal effets secondaires correspond aux suintements anaux. Attention, ils peuvent entraîner une perte de vitamines liposolubles (A,D,E,K). Ainsi, pour limiter l'incidence sur la digestion et l'absorption des nutriments, il est préférable de les absorber au coucher en une seule prise.

Contre-indications : syndrome occlusif.

  • Les laxatifs par voie rectale : 

– Suppositoires (Cristal) ou lavements (Microlax, Normacol, Zetalax), ils sont indiqués en cas de constipation terminale. Ils permettent une évacuation rectale ponctuelle, en déclenchant le réflexe de défécation mais sans traiter la cause de la constipation. Déconseillez une utilisation prolongée, en raison du risque d'irritation anale.

Précaution d'emploi : maladies coliques, poussées hémorroïdaires, fissure anale, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn.