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Qu'est ce que c'est ?

L'exposition au soleil (rayons UVA/UVB) peut provoquer des brûlures du 1er (coups de soleil) et du 2ème degré, des Lucites estivales bénignes (LEB), des urticaires solaires, un vieillissement cutané prématuré et des cancers cutanés de la peau (carcinome et mélanome).

Les filtres solaires

Pour se protéger des rayons UV, il existe 2 types de filtres solaires :

  • Les filtres organiques (ou chimiques) : absorbent les rayons UV. Certains sont efficaces contre les rayons UVB, d’autres protègent des rayons UVA.
  • Les filtres minéraux : reflètent la lumière. Ils absorbent à la fois les UVA et les UVB. Ils sont constitués de micro-pigments, restent à la surface de la peau et n’induisent pas d’allergie. Les filtres minéraux sont préférentiellement conseillés chez les sujets à peaux fragiles et allergiques, chez les bébés et chez les jeunes enfants.

Comment se protéger ?

Un produit solaire ne protège jamais totalement. Renouveler l'application le plus souvent toutes les 2 heures, également après la baignade, après avoir transpiré ou s'être essuyé la peau.

Les bébés et les jeunes enfants ne doivent pas être exposés directement au soleil. Utiliser des protections vestimentaires : tee-shirt, chapeau à larges bords, lunettes de soleil (verres protecteurs indice UV 3 - 4).

Eviter l'exposition solaire aux heures d'ensoleillement maximal entre 12 h et 16 h. Eviter l'utilisation des produits pouvant provoquer des réactions allergiques cutanées (déodorant, parfum….).

Quel produit de protection solaire choisir ?

Le rayonnement du soleil peut être responsable de nombreux effets nocifs, notamment aux niveaux cutané (vieillissement prématuré de la peau, cancers cutanés, photosensibilisations…) et oculaire (cataracte, dégénérescences de la rétine…).

L’usage d’un produit de protection solaire représente un élément de l’ensemble des moyens de protection solaire. Une bonne protection contre les effets du rayonnement ultraviolet (UV) comporte aussi une protection vestimentaire, une protection des yeux, l’évitement des expositions pendant les heures de la journée où le rayonnement est le plus intense, etc.

Le choix d’un produit de protection solaire doit être adapté au type de peau et aux conditions d’exposition (durée et puissance du rayonnement). Plus l’exposition est importante et la peau sensible au soleil, plus l’indice de protection (SPF : Sun Protector Factor) doit être élevé.

Crème, spray, lotion, la forme du produit dépend de la surface à protéger et du confort d’application.

Bien lire l'étiquetage 

Avant d’utiliser un produit de protection solaire, il est essentiel de lire son étiquetage car il fournit des informations utiles sur le niveau de protection, les précautions d’emploi et la quantité de produit à appliquer pour assurer la meilleure protection possible. En cas d’antécédents allergiques et/ou photo-allergiques, il est indispensable de lire la composition qualitative du produit.

Les ingrédients les plus sûr

Alors que la crème solaire est censée nous protéger du cancer de la peau, on découvre qu'un des ingrédients utilisés dans leur formulation peut favoriser le développement d'une tumeur cutanée lorsqu'il est exposé aux UV !

Il s'agit du rétinyl palmitate (un dérivé du rétinol, vitamine A) que l'on retrouve dans de nombreux produits cosmétiques (crèmes antirides, baumes pour les lèvres, gels coiffants, laits corporels... et crèmes solaires) en raison de ses propriétés antioxydantes.

Or exposé aux UV, ce composé a été associé à un risque accru de tumeur chez des souris. Reste à prouver qu'il se passe la même chose chez l'homme. Mais en attendant, mieux vaut être prudent et écarter cette substance des cosmétiques. 

Ingrédient à éviter 

Rétinyl palmitate, Oxybenzone , Octyl-méthoxycinnamate (OMC), 4-méthylbenzylidène camphre (4-MBC).

Ingrédient à privilégier 

Parsol 1789 (ou avobenzone), Octocrylène, Mexoryl (SX et XL), Tonosorb (ou bemotrizonol).

Comment choisir sa crème solaire ?

 
  Expositions modérées (vie au grand air) Expositions importantes (plage, activités extérieures, sport…) Expositions extrêmes (glacier, haute montagne, tropiques…)
Phototype I peau très claire ou laiteuse cheveux roux ou blonds Haute protection SPF 30 - 50 Très haute protection SPF 50 + Très haute protection SPF 50 +
Phototype II peau claire cheveux blonds à châtains Protection moyenne SPF 15 - 20 - 25 Haute protection SPF 30 - 50 Très haute protection SPF 50 +
Phototype III peau claire, hâle clair cheveux châtains à bruns Faible protection SPF 6 - 10 Haute protection SPF 30 - 50 Haute protection SPF 30 - 50
Phototype IV peau mate, bronzage foncé cheveux bruns, noirs Faible protection SPF 6 - 10 Protection moyenne SPF 15 - 20 - 25 Haute protection SPF 30 - 50
Phototype V peau brun foncé, cheveux noirs, bronzage très foncé Faible protection SPF 6 - 10 Faible protection SPF 6 - 10 Protection moyenne SPF 15 - 20 - 25
Phototype VI peau noire cheveux noirs Faible protection SPF 6 - 10 Faible protection SPF 6 - 10 Protection moyenne SPF 15 - 20 - 25

 

Les points à surveiller

Point à surveiller 1 : les filtres chimiques

Les produits solaires peuvent contenir deux types de filtres UV : chimiques ou physiques. Plusieurs études ont révélé que certains filtres chimiques peuvent être absorbés par notre organisme et aboutir ainsi dans notre sang. D’autres irriteraient notre peau et perturberaient notre système hormonal. L’oxybenzone, l’octocrylène et l’avobenzone par exemple sont des filtres chimiques. 

Préférer les filtres minéraux : Contrairement à ceux-ci, les filtres minéraux comme l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane restent à la surface de notre peau où ils « réfléchissent » les rayons du soleil. Résultat : nous devons nous enduire moins souvent de crème solaire. Les filtres physiques sont en outre généralement bien tolérés par la peau.

Point à surveiller 2 : les nanoparticules

L’inconvénient de ces filtres minéraux est qu’ils déposent un voile blanc sur la peau. Si ce n’est pas le cas, c’est que leur fabricant a recouru à la nanotechnologie : les particules d’oxyde de zinc et de dioxyde de titane ont été tellement miniaturisées qu’elles ne laissent plus de reflets blancs sur la peau. Toutefois, si on les inhale, elles peuvent endommager nos organes. Les sprays solaires contenant des nanoparticules sont donc à éviter. 

Point à surveiller 3 : le Sun Protection Factor (SPF)

Le Sun Protection Factor (SPF en abrégé) est une indication du degré de protection du produit solaire contre les rayons UVB, qui sont responsables des coups de soleil et, à long terme, peuvent provoquer entre autres le cancer de la peau comme le mélanome. En théorie, un SPF 30 par exemple protège votre peau trente fois plus longtemps avant qu’elle ne puisse être brûlée par le soleil.

L'indice de protection élevé pas toujours gage de sûreté !

Une étude a montré que les produits à SPF élevé sont en réalité souvent mal utilisés. C’est ainsi que les amateurs de bronzage pensent par exemple qu’ils seront d'autant mieux protégés que le produit utilisé affiche un indice élevé. Or la plus-value de la protection UVB est minime ! Conséquence : ils s’exposent plus longtemps au soleil et s’enduisent moins de produit solaire. Selon cette même logique, ils se permettent alors d’oublier de temps à autre les autres mesures de protection contre le soleil comme se mettre régulièrement à l’ombre, porter un chapeau de soleil, etc

Point à surveiller 4 : la protection UVA

L’indication « SPF » signifie qu’un produit solaire protège contre le rayonnement UVB mais ne concerne pas les rayons UVA. Alors que 95% de la lumière du soleil qui atteint la terre se compose précisément de rayons UVA ! Ce sont eux qui font vieillir notre peau et peuvent jouer un rôle dans le développement du cancer de la peau. Vérifiez dès lors que le produit solaire comporte bien le logo UVA (un cercle entourant les lettres «UVA»), qui indique que le produit a un facteur de protection UVA d’au moins un tiers du SPF, en conformité avec la recommandation de la Commission européenne.

 

 

Les lombalgies peuvent être aigues (c'est le «tour de rein» ou lumbago ) récidivantes ou chroniques.

Le lumbago : une douleur brutale et intense

Le lumbago se traduit par une douleur brutale et vive dans la région lombaire. Le lumbago apparaît le plus souvent chez l'adulte jeune. La douleur est très intense, localisé dans le bas du dos, souvent majorée par la flexion en avant ou la rotation du buste et interdit tout mouvement.

Facteurs déclenchant 

Le lumbago est le plus souvent déclenché par un effort ou par un mouvement brutal : soulèvement d'une charge lourde, mouvement brutal asymétrique.... Il peut également faire suite à l'exposition à des vibrations (moteur, véhicule...) ou à une contrainte posturale prolongé (position assise en voiture....).

Quel traitement proposé ?

 

Les limites du conseil

La consultation est impératives en cas de signes associés (fièvre, amaigrissement, difficultés à uriner, nausées, vomissements,...) de douleur de type inflammatoire, réveillant la nuit, ou en cas d'antécédents cancéreux. Elle devient également nécessaire en l'absence d'amélioration en 48 heures à l'aide d'un traitement symptomatiques simple.

Les traitements oraux indispensables

 Aspirine et anti-inflammatoires : En l'absence de contre indications (allergie, asthme, grossesse, ulcère de l'estomac, traitement anticoagulant ou anti-inflammatoires....), l'aspirine peut être conseillé (Aspégic 1000mg, Ascal 1000mg, lisaspin 1000mg) pour son effet anti-inflammatoire et antalgique rapide. L'ibuprofène (Brufen 400mg, nurodol, No-dol Fen,...)à également une action antalgique et anti-inflammatoire à la dose de 400mg 3 fois par jour.

Autres antalgiques et myorelaxants : Le paracétamol (Doliprane, Andol, Cetamyl, Efferalgan.....) peut être conseillé chez la femme enceinte. En-dehors de la grossesse, il peut être associé à la codéine pour augmenter l'effet antalgique (Neo-codion,....). La codéine est contre-indiqué en cas d'insuffisance respiratoire, et peut occasionner somnolence et constipation. Le thiocolchicoside (Coltramyl, coltrax,...) est un myorelaxant qui peut être associé à un antalgique. Ne pas utiliser chez la femme enceinte.

 

 

A savoir

La première mise au sein doit avoir lieu le plutôt possible après la naissance. La véritable montée laiteuse, après le colostrum, se fait entre le 2e et le 6jour.

Une tétée en pratique

    Inutile de nettoyer le bout de sein avant la tétée. La mère doit être assise, bien calée dans un fauteuil à accoudoirs (poser le coude du côté qui allaite sur l'accoudoir pour ne pas avoir à soutenir la tête du bébé). Le bébé doit être placé ventre contre ventre par rapport à la mère et ne doit pas avoir à tourner la tête pour attraper le sein. Il doit prendre la totalité de l'aréole. Ne pas prolonger la tétée au-delà de 15 minute de côté.

Les soins après la tétée

    Bien sécher le mamelon et le protéger par un coussinet d'allaitement (Dodie allaitement,....) glissé dans le soutien-gorge pour absorber l'écoulement de lait. Les coussinets doivent être changés dès qu'ils sont humides pour éviter la formation de crevasses. Une toilette quotidienne des seins sous la douche à l'eau et au savon est suffisante.

 Quels problèmes au cours de l'allaitement ?

Manque de lait 

    Une femme sur trois pense souffrir d'un "manque de lait", ce qui est en réalité extrêmement rare. Il faut rassurer la jeune maman et expliquer que c'est le bébé qui fabrique le lait : plus il tète, plus il augmente la production de lait chez la mère.

    Quelques conseils de base pour augmenter la lactation : 

  • rapprocher les tétées pendant quelques jours ( au moins 8 par jours );
  • augmenter le repos et les boissons : toutes sont autorisées, sauf le jus d'orange (coliques et diarrhées chez le nourrisson) et l'alcool;
  • ne pas donner de biberons de complément si la mère ne souhaite pas sevrer le bébé;
  • ne pas peser le bébé plus d'une fois par semaine, sauf en cas de diarrhée ou de vomissements.

Conseiller la prise de complément alimentaire spécial allaitement destinés à accompagner les femmes allaitantes (Fitolat®,.....). En homéopathie : Ricinus 5 CH, 5 granules matin et soir, augmente la production de lait.

Crevasse du sein

    C'est une fissure superficielle du mamelon ou de l'aréole du sein, extrêmement douloureuses lors des tétées, pouvant saigner. Elle apparaît volontiers dans les premiers jours de l'allaitement lorsque le mamelon n'est pas "endurci". Les crevasses du sein sont favorisées par l'humidité, les tétées trop longues et une mauvaise position du bébé (le bébé tire sur le mamelon si tout le corps n'est pas tourné vers la mère).

  • En prévention : appliquer un peu de lait maternel sur le mamelon après la tétée. Riche en anticorps, c'est un excellent antiseptique et cicatrisant;
  • En traitement : tant que les crevasses sont douloureuses, conseiller l'utilisation de protège-mamelon en silicone pendant la tétée, entre 24 et 48 heures. Après la tétée, appliquer sur le mamelon une crème à base de lanoline purifiée (Purelan 100, Avent crème mamelon, Dodie allaitement, .....) ou solution cicatrisante (Alcool glycériné). Laisser les seins à l'air libre le plus souvent possible.

Engorgement mammaire

    L'engorgement mammaire survient dans les premiers jours : les seins sont gonflés, douloureux, durs. Les douches chaudes prolongées permettent de vider les seins par pressions manuelle. rapprocher les tétées tant que l'engorgement est douloureux, ou tirer le lait à l'aide d'un tire-lait. En cas de fièvre et/ou de rougeur locale de la peau, la consultation médicale est impérative (risque de lymphangite).

Quels conseils donner ?

 Prévoir une contraception compatible avec l'allaitement

    Pendant les premières semaines d'allaitement, la prolactine empêche l'ovulation si l'allaitement est exclusif et suffisamment fréquent, y compris la nuit. toutefois, une contraception complémentaire est indispensables : 

  • soit locale : préservatifs, ovules, éponges contraceptives;
  • soit per os : prescription par le médecin d'une pilule microprogestative, à prendre en continu tous les jours à la même heure, sans oubli (décalage toléré de 3 heures au maximum).

Sevrage : prendre son temps

    Le sevrage du nourrisson doit se faire sur une période de 2 à 3 semaines. Remplacer une tétée supplémentaire par un biberon tous les 4 ou 5 jours. le biberon étant donné de préférence par une tierce personne.

 

 

La constipation est l'émission trop rare (inférieure à 3 fois par semaine) de selles trop dures, sèches et difficiles à évacuer.

Elle peut être occasionnelle (voyage, grossesse, etc.), ou chronique lorsque le problème dure depuis au moins 6 à 12 mois, avec des symptômes plus ou moins marqués. C'est un symptôme fréquent qui peut révéler une maladie digestive ou extra-digestive.

Etiologie

La constipation résulte le plus souvent d'un ralentissement du péristaltisme intestinal (contraction des intestins pour faire avancer les aliments dans le tube digestif). Les selles restent alors trop longtemps dans le colon où elles se déshydratent, se durcissent, et deviennent difficiles à évacuer. Dans la grande majorité des cas, aucune cause organique n'est retrouvée et on parle alors de constipation « fonctionnelle ».

La constipation fonctionnelle est le plus souvent causée par de mauvaises habitudes alimentaires, l'inactivité physique, la déshydratation des selles liée à une forte chaleur, le stress, l'anxiété ou la présence d'hémorroïdes ou de fissures anales incitant le patient à se retenir d'aller à la selle.

La constipation peut également être liée à une prise de médicaments anticholinergiques, antiparkinsoniens, diurétiques, neuroleptiques, antidépresseurs, opiacés, de sels de fer, de topiques gastro-intestinaux, etc. qu'il conviendra de rechercher.

 Quand orienter ?

 
Seules les constipations récentes (moins de 15 jours) et sans autres symptômes associés (sang dans les selles, absence totale de gaz...) relève du conseil officinal. Dans les autres cas, il faudra orienter le patient vers une consultation médicale afin d'écarter une cause plus grave telle qu'une lésion organique du colon (cancer colorectal, diverticules....), une pathologie neurologique (sclérose en plaques...) ou endocrinienne (hypothyroïdie...), ou une occlusion intestinale (constipation soudaine accompagnée de vomissement).
 
Les signes de gravité sont entre autres : 
  • Sang dans les selles.
  • Ballonnements, douleurs, ou constipation qui alterne avec une diarrhée.
  • Perte de poids.
  • Selles dont le calibre diminue de façon continuelle, ce qui peut être le signe d'un problème plus grave à l'intestin.
  • Constipation qui dure depuis plus de 3 semaines.
  • Constipation qui persiste chez le nouveau-né ou le très jeune enfant (car il faut éliminer une maladie de Hirschsprung).

Donc, il faut orienter à consulter un médecin dans la journée si : 

  • La constipation s'accompagne de sang dans les selles.
  • La constipation s'accompagne de douleurs abdominales persistantes, de nausées ou de vomissements.
  • La constipation s'accompagne d'une impossibilité d'émettre des gaz et des ballonnements importants.
  • La constipation s'accompagne de fièvre ou de frissons.

 Et à consulter un médecin dans les jours qui viennent si : 

  • L'émission de selles accompagnée d'un mucus abondant (glaires).
  • L'épisode de constipation est inhabituel, survient inopinément et se prolonge au-delà de 48 à 72 heures.
  • Constipation et diarrhée alternent.
  • La constipation s'est déclarée en même temps que la prise d'un nouveau traitement.

Par contre, il est possible de s'automédiquer si : 

  • La constipation se déclare occasionnellement et ne s'accompagne d'aucun signe inquiétant, par exemple en voyage.
  • La constipation a déjà fait l'objet d'un bilan et que des mesures ont été conseillées par le médecin.

De plus, face à une demande de laxatifs, il est nécessaire d'avoir en tête l'existence de deux pathologies liées à ceux-ci :

  • La « dépendance aux laxatifs » correspond au fait que l'exonération ne se fait plus naturellement. Elle est déclenchée par les laxatifs stimulants et l'interruption du traitement entraîne un effet « rebond » de constipation. Le patient a l'impression qu'il ne peut plus interrompre le traitement et devient dépendant. Une augmentation des doses peut même être nécessaire.
  • La « maladie des laxatifs » est plus rare. Elle accompagne la dépendance et se manifeste par une alternance de diarrhées et de constipations associée à une hypokaliémie (risque cardiaque), voire même à des lésions de la muqueuse colique.

Quel médicament ?

Il existe de nombreuses classes de laxatifs qu'il conviendra d'adapter à chaque situation.

Laxatifs osmotiquesCe sont les plus utilisés car ils sont bien tolérés. Il favorisent l'hydratation des selles en provoquant un appel d'eau dans l'intestin. Parmi eux, on retrouve les laxatifs à base de sucre :Duphalac® (Lactulose), Laeovalac®, Lactulax®Osmolax®Transilac®... qui sont métabolisés par la flore bactérienne du colon et peuvent engendrer des flatulences et des douleurs abdominale. C'est pourquoi on leurs préfèrera ceux à base de polyéthylène glycol : Forlax®,Movicol®...qui ne présentent pas cet inconvénient. Il est préférable de prendre les laxatifs osmotiques le matin. Il ont un délai d'action de 24 à 72 heures.

Laxatifs de lestCe sont des mucilages (Regulax® à base d'ispaghul...) et des fibres qui gonflent en présence d'eau dans l'intestin et distendent la paroi intestinale, ce qui provoque une contraction des fibres lisses aboutissant à l'évacuation des selles par réflexe de défécation. Ils nécessitent donc un apport hydrique important. Ils augmentent le volume du bol fécal et favorisent ainsi le transit. Pour éviter les ballonements, il faut augmenter leur apport progressivement. Ils ont le même délai d'action que les laxatifs osmotiques.

Laxatifs lubrifiantsA base d'huile de paraffine liquide ou gélifiée, parfois associé à la vaseline ou à un laxatif osmotique, ils lubrifient l'intestin et facilitent la progression des selles. Il ne faut pas s'allonger dans les 2 heures qui suivent la prise car il y a un risque d'envahissement bronchique en cas de reflux. D'autre part, ils diminuent l'absorption des vitamines liposolubles et ne doivent donc pas être utilisés en continue. Enfin, ils sont contre-indiqués chez la femme enceinte. Ils agissent en 6 à 24 heures.

Laxatifs stimulantsCe sont des dérivés anthraquinoniques (Contalax® à base de Bisacodyl, Pursennide® à base de Sennosides..). Ils sont irritants pour la paroi intestinale entraînant une augmentation de la motricité de cette dernière ainsi qu'une augmentation de la sécrétion d'eau et d'électrolytes. Leur action est rapide. Ils ne doivent être utilisés que dans la constipation occasionnelle et sur de courtes durées (3 à 5 jours maximum). Ils possèdent de nombreuses interactions et contre-indications et sont donc à utiliser avec précaution. Une utilisation au long cours peut entraîner une altération de la paroi colique et une déplétion en potassium avec le risque cardiaque inhérent.

Laxatifs locauxCe sont les suppositoires à la glycérine Cristal®, ainsi que les mini lavements (Microlax®,Normacol® lavement). Ils sont intéressants dans les constipations basses car ils déclenchent le réflexe d'exonération en moins de 20 minutes. Il ne doivent pas être utilisés au long cours car ils sont susceptibles de perturber le réflexe d'exonération.

Traitement homéopathique 

On pourra conseiller 5 granules matin et soir des souches suivantes : 

  • Opium 5CH en cas d'inertie rectale, selles noires et dures.
  • Alimina 5CH en cas de paralysie intestinale et difficulté d'exonération des selles même molles.
  • Graphites 5CH en cas de constipation sans envie avec des selles volumineuses, sèches et avec mucus.
  • Nux vomica 5CH en cas de constipation avec besoins inefficaces, en cas d'abus alimentaires.
  • Platina 5CH en cas de constipation en voyage.

 

 

le rhume ou rhinopharyngite est une atteinte inflammatoire des voies respiratoires supérieures, le plus souvent due à un virus (Rhnivirus, Coronavirus, Virus influenzae...).

Une évolution naturelle sur une semaine

 

 L'incubation dure entre 1 et 3 jours

La phase d'invasion : le nez qui coule ! Elle est caractérisée pendant 2 ou 3 jours par des éternuements, une rhinorrhée aqueuse profuse et une obstruction nasale, parfois une douleur ou une irritation de la gorge et un enrouement. Des céphalées, une sensation de malaise et de fatigue, une fièvre modérée sont possibles.

La phase de résolution : épaississement des sécrétions : l'aspect mucopurulent jaune-vert des sécrétions nasales ne traduit pas une surinfection bactérienne mais seulement la présence de polynucléaires, et ne nécessite pas particulièrement de traitement antibiotique.

Complications

Une infection bactérienne peut surinfecter une rhinopharyngite virale : bronchite, sinusite, otite.

Quel traitement proposer ?

 

Les limites du conseil

Une fièvre supérieure à 38,5° C pendant plus de 48 heures, une altération de l'état général, un terrain asthmatique ou bronchitique chronique nécessitent une consultation médicale.

De même, une douleur ou un écoulement de l'oreille (otite), une douleur pharyngée importante pendant plus de 48 heures (angine), un écoulement nasal purulent unilatéral (sinusite) associés à une rhinopharyngite demandent un avis médical.

Soins locaux plusieurs fois par jours

Le nettoyage des fosses nasales se fait à l'aide de chlorure de sodium en flacons unidoses, ou de soluté d'eau de mer isotonique (Physiomer adulte, Stérimar...). Certains sprays (Physiomer hypertonique nez bouché, Stérimar hypertonique...) sont des solutés d'eau de mer hypertonique qui décongestionnent le nez par effet osmotique.

Des gouttes nasales antiseptiques (Otrivine, Humex,...) peuvent compléter les soins locaux, mais ne remplacent pas le nettoyage des fosses nasales. Si la muqueuse nasale est très irritée ou coûteuse, appliquer une pommade adoucissante (HEC,...) En cas de congestion nasale importante, conseiller des inhalations (Vicks inhaler,...)

Traitement par voie générale (adulte et enfant de plus de 12 ans)

Lutter contre la fièvre : paracétamol, ibuprofène ou aspirine luttent contre la fièvre et la sensation de malaise général.

Soulager la congestion nasale par des vasoconstricteurs : Ils augmentent la perméabilité nasale et améliorent la sensation de nez bouché (Dolirhume, Rhumagrip, Ephedryl,...). Ils sont contre-indiqués en cas de glaucome, de troubles prostatiques, d'insuffisance coronarienne, d'hypertension artérielle sévère, de grossesse et d'allaitement. Attention aux effets secondaires : sécheresse buccale, rétention urinaire, glaucome aigu par fermeture de l'angle, tachycardie, palpitations, troubles neurologiques.

Stopper la rhinorrhée grâce à un antihistaminique : ils calment l'écoulement nasal mais ont peu d'action sur l'obstruction nasale (Rhinofébral). Ils sont contre-indiqués en cas de glaucome, de troubles prostatiques, de grossesse et d'allaitement. Les effets secondaires sont essentiellement une somnolence, une sécheresse des muqueuses et un risque de rétention urinaire. En l'absence de contre-indications, une association vasoconstricteur et anti-histaminique peut être proposée (Humex jour et nuit).

Le traitement homéopathique

  • Ecoulement clair, abondant avec nez irrité, amélioré au grand air : Allium cepa 5CH.
  • Ecoulement transparent mais muqueux : Kali muriaticum 5CH.
  • Ecoulement épais jaune verdâtre formant des croûtes dans les narines : Kalium bichromicum 5CH.
  • Nez bouché : Sticta Pulmonoria 5CH. (prendre 3 granules 4 fois par jour).

 Quels conseils donner ?

 

Eviter la dissémination

Pour éviter la dissémination du virus, utiliser des mouchoirs jetables et se laver les mains fréquemment.

En complément : vitamine C

La vitamine C peut être proposée à raison de 1 g le matin, pour son rôle anti-infectieux.

 

L'acné est une maladie touchant l'ensemble de la structure entourant le poil. Le canal par lequel le poil (ou le duvet) sort de la peau est appelé canal infundibulaire.

Ce dernier se bouche en se remplissant de kératine notamment. Ceci est accentué lorsque la glande sébacée sécrète trop de sébum (on appelle cela la séborrhée). L'ensemble de ces désordres est sous la dépendance de nombreux facteurs dont les hormones.

Trois types de plaintes peuvent exister simultanément chez le même patient.

 La peau grasse en toile de fond

La production accrue de sébum (hyperséborrhée) est responsable de l'aspect luisant ou gras du visage et du cuir chevelu. Elle est sous la dépendance des androgènes, sécrétés en abondance lors de la puberté.

Les lésions rétentionnelles : microkystes et points noirs

Microkystes et points noirs correspondent à l'acné rétentionnelle, liée à l'épaississement de la couche cornée (hyperkératinisation). De véritables bouchons constitués de kératinocytes englués dans le sébum obstruent les follicules pileux. aboutissant à la formation de microkystes (points blancs en tête d'épingle) et de «points noirs» dont la couleur est due à l'oxydation en surface des lipides du sébum. L'acné rétentionnelle est accentuée par l'exposition au soleil. 

 Les lésions inflammatoires : papules et pustules

Elles sont liées à la prolifération bactérienne au sein du follicule pileux obstrué. Les levures (Pityrosporum ovale) et les bactéries anaérobies (Propionibacterium acnes) hydrolysent les triglycérides du sébum en acides gras libres, irritants et sources d'inflammation. Les lésions rétentionnelles évoluent toujours vers une phase inflammatoires.

 Quel traitement proposer ?

 

Les limites du conseil

Une consultation médicale est conseillée en cas d'acné importante. De nombreux traitements sur prescription permettent d'améliorer les symptômes. Le conseil officinal concerne les acnés débutantes ou modérées. Les conseils d'hygiène restent bien sûr valables quel que soit le traitement.

Nettoyer le visage

La peau doit être néttoyée matin et soir à l'aide d'un produit adapté aux peaux acnéiques pour ne pas majorer l'hyperséborrhée réactionnelle : utiliser un syndet pour peaux grasses (La roche-posay Lipikar Syndet, Uriage Xemose Syndet,....), un gel moussant spécial peaux acnéiques (Exfoliac Gel Moussant, keracnyl gel moussant, Sébium gel moussant,.....). Eviter les laits «2 en 1», les laits de toilette pour bébés, le savon de Marseille, les lotions alcoolisées.

Le soir : traiter les lésions

– Traitement de fond pour l'ensemble du visage : il faut lutter à la fois contre la séborrhée, l'inflammation et l'hyperkératinisation. Les crèmes kératorégulateures, à base d'acide salicylique, d'alpha-hydroxyacides (AHA ou acides de fruits) ou de rétinol, évitent l'obstruction des glandes sébacées (Exfoliac Acnomega 100 ou 200, Effaclar K La roche-posay,....). Elles peuvent provoquer des picotements lors de l'application. Appliquer sur une peau propre et bien sèche (1/4 d'heure après la toilette) une fois par jour, le soir.

– Ponstuellement sur les boutons : de façon ciblée, traiter chaque lésion inflammatoire à l'aide d'un produit antiseptique et astringent (Effaclar AI correcteur ciblé La roche-posay, Kéracnyl Stop boutons Ducray,....)

Le matin : hydrater

La peau est souvent déshydratée par les traitements antiacnéiques irritants. Hydrater l'épiderme à l'aide de formules non comédogènes (Cleanance émulsion Avène, Effaclar hydratant matité active La Roche-Posay,...)

Une ou deux fois par semaine

Eliminer les cellules mortes et les impuretés 1 ou 2 fois par semaines à l'aide d'un exfoliant formulé à base de microbilles qui évite la formation de bouchons cornés (Bactopur exfoliant doux, Boréade gommage, Exfoliac gel désincrustant,....). Sur les «points noirs», les masques (Kéracnyl masque triple action Ducray,....) permettent d'absorber le sébum et de désobstruer le follicule pileux dilaté.

 Quel conseils donner ?

 

 Eviter le soleil

Le soleil améliore l'acné dans un premier temps en asséchant les lésions mais il provoque un épaississement de la couche cornée. Cette hyperkératinisation est responsable d'une flambée de boutons un mois plus tard. Choisir une photoprotection qui concilie indice élevé et formulation adaptée aux peaux acnéiques (Avène SPF,.....)

Choisir une mousse à raser adaptée chez le garçon

Le rasage de la peau acnéique est difficile : conseiller un rasage à la main avec une mousse à raser anti-irritante et antiseptique (Nobacter rasage, Effediol,....)

En cas de traitement par isotrétinoine

Ne pas utiliser de crème traitante kératolytique. Appliquer plusieurs fois par jour si nécessaire une crème hydratante sans AHA (Hydraccutane), Apaisac émulsion émolliante et restructurante Biorga, une crème protectrice pour les lèvres (Effaclar H) et des larmes artificielles en gel (Gel-larmes, lacrygel) pour hydrater la cornée.

 

 

 

La sensation de jambes lourdes est un symptôme extrêmement fréquent, en particulier chez la femme jeune. Il est la plupart du temps en relation avec une insuffisance veineuse.

L'insuffisance veineuse chronique

 Elle est liée à une stase veineuse et se traduit par une sensation de pesanteur. souvent associée à un gonflement des jambes en fin de journée. Elle est majorée par la station debout prolongée, l'obésité ou l'exposition solaire.

 L'évolution vers les varices

La varice est une portion de veine superficielle dilatée. Les valvules qui empêchant normalement le sang de refluer ne jouent plus leur rôle, et le sens  de la circulation s'inverse localement. Les parois de la veine s'altèrent. Des modifications de la peau apparaissent : coloration ocre  (dermite ocre), eczéma. La varice peut évoluer vers l'ulcère veineux, lorsque la stase veineuse entraîne une hypoxie locale.

 Quel traitement proposer ?

 

 Les limites du conseil

Tous les oedèmes de jambe ne sont pas dus à une insuffisance veineuse. Un oedème unilatéral accompagné d'un placard rouge, brillant et de fièvre, évoque un érysipèle (infection à streptocoque) et doit être traité en urgence. L'insuffisance lymphatique s'exprime par un oedème des orteils et dus dos du pied et doit être pris en charge de manière spécifique. Le conseil officinal ne concerne que la prévention ou le symptôme de jambes lourdes chronique, accompagné ou non d'oedème vespéral.

Les bas ou collants de compression : incontournables

Le port de collants ou de bas de contention est le traitement le plus efficace de l'insuffisance veineuse :

En prévention, les deniers de la contention légère : Lors de la station debout prolongée, en prévention, une contention légère est suffisante. Elle s'exprime en "deniers", qui représentent la finesse du fil utilisé, avec quatre paliers de contention : 40 deniers les plus légers, 70 deniers, 140 deniers et 280 deniers, plutôt réservés aux chaussettes hommes.

En traitement, la contention de la classe I à la classe IV : le traitement de l'insuffisance veineuse déclarée nécessite le port de bas ou de collants, dont la classe est déterminée par la pression qu'ils exercent au niveau de la cheville. Le choix de la classe est déterminé par le médecin prescripteur. Une large gamme est disponible (Elégance, simplicity, Kokoon, etc....). Pour un enfilage plus facile, retourner le bas sur l'envers, talquer la jambe, se servir d'un gant en caoutchouc. les enfile-bas à armature métallique ou sous forme de gouttière plastique facilitent l'enfilage des bas ou des collants à pied ouvert ou fermé.

Les veinotonique en cures de 3 semaines

La plupart des veinotoniques sont à base de flavonoides issus de plantes. Il agissent en augmentant la résistance des capillaires, et en favorisant le retour veineux. Il sont conseillés en cures de 20 jours par mois (Daflon 500, Ginkor fort,....)

Les produits externes

 Ils complètent les effets de la voie orale sous forme de gels, de crèmes (Cyclo 3, Venoxyl, Vegebom.....), Les gels et crèmes doivent être appliqués en massage de bas en haut et procurent un soulagement immédiat.

Quel conseils donner ?

 

Fuir la chaleur

L'exposition prolongée au soleil, le chauffage par le sol, les saunas, l"épilation à la cire chaude majorent les symptômes.

Eviter la station assise prolongée

En voiture, en avion ou au bureau, des pauses régulières pour marcher et se dégourdir les jambes sont indispensables. Conseiller le port de chaussettes de contention adaptées aux voyages pour tout déplacement en avion, train ou voiture de plus de 6 heures.

Pratiquer une activité physique régulière

 La marche, la natation, le vélo sont tout à fait conseillés. Il améliorent le fonctionnement de la pompe veineuse. A la maison, des exercices de pédalage jambes en l'air sont excellents.

Surélever les pieds du lit

 Rehausser les pieds du lit par des cales de 5 cm pour améliorer le retour veineux. De même, ne pas hésiter à se reposer jambes surélevées en fin de journée.